Trente Experts africains réunis à Kigali pour améliorer la Statistique agricole

Tuesday, 05 December 2017 20:21 by André Gakwaya
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Photo groupe des participants

Kigali: Trente membres du Comité de Pilotage du Plan Global pour la mise en œuvre de la Stratégie d’amélioration de la Statistique agricole africaine sont réunis à Kigali pour évaluer les progrès dans la nécessité de doter les pays africains de leur propre statistique agricole, selon Fessou Emessan Lawson, chef de Division au Département de la Statistique au sein de la Banque Africaine de Développement (BAD) à Abidjan.

«Notre atelier de deux jours vise qu’à la fin de 2018 chaque pays africain soit doté de sa propre statistique agricole. Nous voulons voir si cet objectif  sera atteint. Sinon, voir comment accélérer la stratégie de disposer des données de référence, définir les cibles à atteindre, car, sans données, on ne peut pas planifier son développement», a-t-il indiqué à l’ouverture de l’atelier.

Il a souligné que la statistique est très importante pour prendre de bonnes décisions en matière de la politique de développement.

«Nous voulons avoir des institutions solides qui puissent rendre disponibles les statistiques afin d’orienter le développent. La tache est immense. Mais nous avons la ferme conviction de mener à bon port les objectifs grâce à des échanges Sud-Sud et à la solidarité», a-t-il poursuivi.

Il a rappelé que le continent dispose à Yamoussoukro d’un Institut Supérieur Panafricain de Formation en Statistique, et d’un Institut Africain des Statistiques à Tunis. Dès Janvier prochain, ces deux instituts seront opérationnels.

Pour le Directeur Général adjoint de l’Institut rwandais des Statistiques, Yvan Murenzi, une Assistante Technique (TA) ciblée selon les pays et les besoins est très importante.

«Les pays africains doivent voir comment s’entraider mutuellement et partager diverses expériences. Le Rwanda a eu un appui de la Banque Mondiale pour la construction d’un Centre de Formation. Il reste important de mettre de la clarté et d’harmoniser la méthodologie pour la collecte des données», a-t-il indiqué.

Il a dit qu’au Rwanda, on n’a pas expliqué comment l’on est arrivé à de telles données statistiques. Cela ne crée pas une appropriation de ces données.

Pour ce qui est du financement, le Rwanda a eu un appui de l’Union Européenne (UE) équivalent à 500 tablettes pour la collecte des données. Le travail marche parfaitement. Mais l’on se pose la question de maintenir la viabilité de telles initiatives, toujours selon le DG adjoint Murenzi.

Pour la présidente du Comité et Directrice Générale du Bureau ougandais des Statiques, Mme Imelde Musana, il est important d’améliorer la qualité de suivi et de planification pour la transparence et la diffusion de la Statistique agricole.

«Nous avons eu un exemple d’indicateurs du Bureau Mondiale. Nous avons le plan de communication. On y travaille. Il faut organiser des réunions de formation avec les Comités Economiques Régionales(CER) au niveau de l’Afrique. Il faut aussi des appuis aux pays pour la mobilisation des ressources. Les pays doivent avoir des capacités d’améliorer les données, surtout qu’ils connaissent l’utilisation du modèle de la BAD», a-t-elle indiqué. (Fin)