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Pour que la politique industrielle soit mise en œuvre en faveur des agro processeurs: ce que disent les agroprocesseurs

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L'Expert Jean-Bosco Kanyangoga

Kigali: Quand les agro-processeurs s’expriment sur leur métier, telle est l’étude qui a été réalisée par Jean-Bosco Kanyangoga, Expert en liens entre agriculture, sécurité alimentaire, commerce et changement climatique.

Kigali: «Pour que la politique industrielle soit mise en œuvre en faveur des agro processeurs : ce que disent les agroprocesseurs», telle est l’étude qui a été réalisée par Jean-Bosco Kanyangoga, Expert en liens entre agriculture, sécurité alimentaire, commerce et changement climatique.

L’étude a été commanditée par l’Association de Coopération et de Recherche pour le Développement, sur financement de l’ONG CUTS International de Geneve. L’étude a été présentée le 22 Mars dernier, devant les participants à la 5ème Réunion du Groupe National de Référence (GNR)

L’objectif visé était de recueillir des idées sur ce que pensent les gens impliqués dans la transformation des produits de l’agri-élevage pensent de la politique industrielle et de la nécessité de mettre en place leur forum spécifique.

Selon l’auteur de ce travail, l’étude  a montré que 1.500 agro-processeurs sont impliqués dans la transformation des produits de l'agri- élevage.  L’Expert Kanyangoga a mené la recherche sur un échantillon de cent agro-processeurs parmi ces 1500 agro-processeurs.  Il a constaté trois catégories : Ceux qui sont déjà avancés comme Burera Dairy ; les moyens comme Winners qui mettent au point des chips (frites séchées de pomme de terre) ; et la troisième catégorie  comme AIF (Africa Improved Food) de la zone industrielle de Kigali qui produit des aliments améliorés et riches pour les enfants et les mamans nécessitant un supplément alimentaire exigée par les besoins de leur santé.

Les dynamiques actuelles affichent sur terrain des réalités liées aux défis et aux opportunités.  Le constat est qu’il est impératif de mettre en place le Forum National pour les Agro processeurs (NAFP) afin qu'ils trouvent des réponses  au secteur de l’agro-processing.

Vue partielle des membres du GNR

Les produis mis au point vont du simple au complexe, c-à-d de la farine obtenue à partir des graines de céréales jusqu’à plus de produits qui transitent à travers plusieurs machines. Les produits sont généralement transformés à partir du maïs, riz, et pomme de terre. Ce sont les chili (pilipili –urusenda), le parfum, isombe ou feuilles de manioc (conservation pour longtemps, séchée ou en poudre), les vins, mais aussi le café et le thé, le lait , la viande et les peaux. La chaîne des valeurs n’est pas très large. L’on peut relever qu’il y a des cas où cette transformation est faite de façon non performante. L’on doit mettre l’accent sur cet aspect.

L’Expert Kanyangoga insiste qu’il faut de bonnes pratiques culturales pour augmenter la production en quantité et en qualité, mais plus important la gestion post récolte doit assurer la qualité exigée par les usines agroalimentaires. Les agro-processeurs ont exprimé le besoin d’emballage des produits à mettre sur le marché. «Il faut que l’emballage soit accessible et moins cher», insistent-ils.

«Par ailleurs 70 % du maïs que nous utilisons viennent de la Zambie. Quand ce maïs est disponible au Rwanda, sa qualité  est défectueuse et elle peut affecter notre business», fait remarquer un cadre de la Société  AIF de la zone industrielle de Kigali qui met au point des aliments «Nootri» ou suppléments alimentaires riches en protéines et sels minéraux.

Dans d’autres cas, on souligne l’absence de financement pour l’agro-processing, ainsi que le besoin de personnel compétent formé. A ce propos, Kanyangoga cite l’exemple des certains agronomes qui sont à la base de l’échec des projets fruitiers à Nyagatare par exemple. C’est un constat qui se fonde sur des témoignages probants recueillis.

Messages des agro-processeurs à transmettre aux organes supérieurs de prise de décision:

L’Expert Kanyangoga a résumé les messages que les agro-processeurs lui ont donnés pour transmettre aux organes supérieurs de prise de décision. Ces messages recommandent de minimiser la cause à l’origine de l’importation des produits agricoles de l’extérieur comme le maïs importé de la Zambie. Ils demandent que le fermier soit appuyé pour obtenir plus de production sur un petit espace. Et qu’il évite des pertes liées à la récolte, au transport et au stockage.

Les agro-processeurs jugent utile le Forum qui est le leur et qui est à créer.  Ils sont prêts à l’intégrer quand il sera mis en place, pour dire qu'ils ne sont pas prêts à le lancer. Les agro-processeurs recommandent aussi de renforcer les centres de l’agro-processing qui ont déjà commencé. Ils souhaitent que les agro-processeurs locaux soient appuyés pour obtenir la certification de leurs produits, afin  de mettre des produits sains sur le marché locale et d’avoir accès aux marchés internationaux.

Au cours des échanges avec les cadres des divers institutions impliquée dans l’agro-processing comme le NAEB, la FSP, le RAB, ces cadres ont informé qu’ils ont commencé à former les agro-processeurs pour la qualité des produits afin d’éviter les aflatoxines. Ils encadrent pour la diversification et l’obtention de la certification. Une politique nationale est en cours de mise en œuvre pour booster la production pour l’agro-processing, pour fournir des crédits, etc. Mais tous souhaitent la création du Forum pour l’agro-processing afin d’accélérer la résolution des problèmes qui se posent à ce secteur notamment la question de production par filière avec livraison continue aux agro processeurs (full supply chain)

Ces recommandations sont en harmonie avec les vœux des participants à la 5ème Réunion du GNR qui souhaitent la mise en place d’un forum spécifique aux agroprocesseurs pour mieux cheminer leurs propositions à l’organe chargé de la mise en œuvre de la politique industrielle (IDEC). Ce forum doit intégrer la chambre de l’industrie de la fédération du secteur privée (PSF).

Selon les participants au 5eme GNR, la plateforme des agroprocesseurs (NAPF) produira son plan stratégique montrant comment adresser les questions spécifiques rencontrées par les agroprocesseurs notamment la question d’emballage biodégradable, la question d’obtention des certificats HACCP, la question des couts de production élevés et non compétitifs (cout élevé de l’énergie, eau), la question du volume et de la qualité des matières premières, la question de la gestion post récolte, l’accès aux finances et aux technologies appropriés au changement climatique.

Tous demandent d’encourager le recours aux technologies d’irrigation, de créer un approvisionnement continu des produits de base, de renforcer le respect des normes de production et de transformation, d’accéder aux informations sur les standards et la certification des produits, de renforcer la capacité des coopératives des agriculteurs dans la gestion post récolte pour garder la qualité exigée par les agro processeurs,  notamment de maïs et d’autres produits vivriers, etc.

Tous souhaitent que les agronomes soient évalués. Les fermiers pourront aussi accéder aux financements, tel que  FONERWA (Fonds National pour l’Environnement), toujours dans le respect du genre. Le programme Twigire Muhinzi devrait être lié à une coopération modèle dans chaque du district afin de renforcer les capacités et les formations des agri-éleveurs. Il a été enfin annoncé qu'il existe dans le pays des alternatives d’emballage bio dégradable produit localement  pour l’emballage en sachets plastiques. (Fin)

 

 

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