Kigali: Des éloges mais aussi des « mis en garde » à l’endroit de l’Afrique ont marqué la conférence de presse du président de la Banque Mondiale (BM) à l’issue de sa dernière visite sur le continent.
« Désormais au Rwanda, les sidéens suivent leur traitement par le téléphone mobile c’est une avancée significative », a-t-il souligné en répondant à une question sur l’opportunité de « prioriser » l’agriculture ou les NTIC.
Le président de la BM a indiqué que les deux secteurs allaient de paires et donner l’exemple de l’Inde qui a relié le téléphone à l’agriculture, parce que grâce au mobile, ici « un paysan peut suivre le cours du marché, là-bas (comme au Kenya) consulter et faire des opérations bancaires ».
Au cours d’un petit déjeuner-rencontre organisé en marge du sommet de l’UA conjointement par Robert Zoellick et le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, les dirigeants africains ont reconnu la nécessité de faire davantage non seulement pour lever les nombreux obstacles qui freinent les investissements privés dans les technologies de l’information et des communications (TIC), mais plus généralement pour donner un coup de pouce à l’entreprise privée dans leurs pays.
Robert Zoellick a exposé aux dirigeants les nouveaux mécanismes imaginés par la BM pour attirer les investisseurs privés en Afrique. La branche de l’IFC (International Finance Corporation) dénommée Asset Management Company mobilise et gère des fonds de participation privés destinés à investir conjointement avec l’IFC sur le continent. Dans les prochains mois, l’IFC devrait conclure une première opération portant sur un fonds de 500 millions de dollars pour l’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine et les Caraïbes, qui prendra des participations dans des entreprises de ces régions.
Bien que le président de la BM a parlé des investissements, il n’a pas oublié la problématique liée à leur gestion. En effet, selon Robert Zoellick, la BM peut aider les pays à créer un environnement propice aux investissements, mais faudrait-il que « chaque dollar investit doit l’être à bon escient ». D’où la nécessité selon lui de prévenir la corruption et de favoriser la transparence.
La transparence Justement , le patron de la BM a rappelé qu’un secteur comme l’industrie minière, qu’il considère comme un potentiel moteur de croissance pour le continent, en avait grandement besoin.
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