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Le Représentant de la FAO au Burundi plaide pour une intégration sous-régionale pour combattre la malnutrition

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Le Représentant de la FAO au Burundi, Mohamed Hama Garba.

Rubavu, Ouest: En marge de l’Atelier régional de la FAO tenu du 23 au 25 Février 2016 à Rubavu, le Représentant de la FAO au Burundi, Mohamed Hama Garba a abordé certains des défis que rencontrent les projets de la FAO dans ce pays, et il plaide pour une intégration sous-régionale afin de combattre la malnutrition et favoriser le commerce. Lire l’interview accordée à ARI et recueillie par André Gakwaya.

Agence Rwandaise d’Information (ARI):  Ce que vous avez gagné de cet atelier régional de la FAO tenu sur les bords du Lac Kivu à Rubavu.

Mohamed Hama Garba (MHG):
En fait, il s’agit d’un atelier sous régional qui regroupe l’ensemble des représentations de la FAO au niveau de l’Afrique de l’Est. Ce sont des ateliers organisés chaque année souvent de façon tournante dans les pays.

 

Ce sont des ateliers d’échanges, stratégiques aussi, où nous revoyons tous ensemble les activités qui sont conduites dans la sous-région, notamment ce qui marche et ce qui ne marche pas, les cas de succès dans certains pays, mais aussi les cas de projets qui sont en standby. C’est un grand plaisir d’être au Rwanda où nous sommes en train de voir les exemples de projets qui sont en cours et les produits qui ont été générés dans le cadre de ces projets.

Certains projets sont sous-régionaux. Par exemple, le Projet Africain Solidarity Trust Fund (ASTF) financé par des pays africains pour des Africains. Et là, le Burundi et le Rwanda ont une composante qui s’occupe de l’emploi des jeunes. C’est un projet d’agriculture. Il y a un certain nombre de jeunes qui sont sélectionnés, qui sont sans emplois, mais qui ont des compétences. On leur octroie 200 à 300 poulettes au début. Et on les assiste pendant un certain temps pour qu’ils puissent mettre en place des activités génératrices de revenus.
Ceci est un projet extrêmement avancé ici au Rwanda. Et ça nous fait plaisir aujourd’hui de voir les résultats déjà enregistrés.

Au Burundi, nous sommes également sur la bonne piste puisque nous avons sélectionné des jeunes, dont certains ont commencé à faire la production.

Pour quelques problèmes que nous avons rencontrés dans le cadre de l’approvisionnement des poulettes, aujourd’hui, on voit qu’on peut leur trouver les réponses en nous adressant au Rwanda ou à l’Ouganda.

Avec les collègues, nous sommes donc en train de discuter  des problèmes que certains pays rencontrent et comment d’autres pays peuvent les assister dans leurs solutions.

Donc, c’est un atelier extrêmement important parce qu’il permet de faire des échanges, et surtout d’évaluer les avancées dans certains pays, et qu’on peut dupliquer dans d’autres pays qui accusent peut-être des retards.

RNA: Est-ce que l’absence d’avancée de ces projets n’est pas liée à la situation d’insécurité continue au Burundi?

MHG
: Non. Même en temps normal, les projets ont une certaine lenteur, d’ordre soit souvent administratif. Pour le Burundi, le problème est qu’on n’a pas beaucoup de fournisseurs en matière de poussins. Il y a également tout un processus de gens qui postulent. Ça  prend du temps. Le fait qu’on  n’a pas de gens qui n’ont pas eu des poussins pour les élever nous a pris du temps.

Il y a aussi des retards administratifs à notre niveau même, parce que certains prestataires ont proposé des produits que nous avons jugés par la suite comme ne remplissant pas les normes de qualité souhaitée. Il fallait relancer le processus.
Maintenant la question sécuritaire est là. Mais elle n’a pas un grand impact sur nos activités à l’intérieur du pays.

Bien sûr, il y a des gens que nous avons impliqués au début dans le processus, et qui ne sont pas là. Mais cela ne veut pas dire qu’il y a un grand impact sur les projets que nous conduisons.

Donc, c’est souvent un retard très normal. Et aujourd’hui, nous discutons avec nos collègues comment ils peuvent nous aider à résoudre certains de nos problèmes. Et nous aussi, nous leur donnons certaines solutions sur des problèmes que nous avons pu résoudre.ARI-

RNA - Votre message le plus important à la région.

MHG: Je pense qu’il est important aujourd’hui pour l’Afrique de penser à l’intégration régionale. Nous avons besoin maintenant que nos gouvernements, nos producteurs, nos paysans, puissent se mettre ensemble.  Et que ces questions de frontières qui sont entrain de ralentir le développement au niveau de la sous-région ou de la région soient discutées en plus haut niveau.

Voyez-vous, si aujourd’hui, on produit du manioc en grande quantité ici et au Burundi, on en a besoin. Il faut que les frontières soient ouvertes facilement. Et si au Burundi on produit plus de haricot, il faut qu’on ouvre les frontières pour une large circulation de ce produit.

Moi, je considère que pour de petits pays en pôles de production, on peut privilégier une spécialisation dans un domaine, au lieu de plusieurs petites choses. Un pays peut produire le haricot, le 2ème produit le manioc, le 3ème fournirait du maïs, etc. L’on aurait un commerce sous- régional fluide entre commerçants. Ce qui permettrait à chacun d’écouler ses produits.

Je pense que s’il y a une telle vision au niveau sous-régional, on combattrait plus facilement la malnutrition et la pauvreté au niveau de la sous-région.  J’appelle tous les acteurs à faire de sorte que l’Afrique soit globalisée. La sous-région aussi.

Aujourd’hui, c’est le monde qui est entrain d’être globalisé. Il faut que cette globalisation commence par la sous-région, la région, avant d’aller au niveau mondial.

 

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