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L’Apport du PAM dans la Lutte pour juguler la Malnutrition Chronique au Rwanda

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Le Représentant du PAM, Jean-Pierre de Margerie et d’autres autorités donnent à manger aux enfants

Kigali: Le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) a été toujours à l’avant-garde dans la lutte contre la malnutrition au Rwanda. C’est toujours le PAM, en collaboration avec les Ministères partenaires, notamment ceux en charge de la Santé, Education, Sécurité Alimentaire (MINAGRI), a été le premier initiateur de ce volet, en rendant opérationnelles les cantines scolaires au Rwanda, en s’inspirant de l’exemple du Brésil (Cfr une Conférence organisée à Kigali en Août 2012. Voir Journal Grands Lacs Hebdo no 547 du 18-28 Août 2012).

 

Aujourd’hui comme hier, ce Dossier de Malnutrition devenu un défi du Gouvernement, revient à la une, comme une priorité du Gouvernement et des partenaires, selon le Représentant du PAM, Jean-Pierre de Margerie, qui s’est entretenu avec l’Agence Rwandaise d’Information (ARI) sur le sujet.

Les enfants de Sanza/Karongi prennent leur bouillie lors du lancement du projet de cantine scolaire dans leur école

Agence Rwandaise d’Information (ARI)  - Comment se présente le Dossier de la Malnutrition au Rwanda ?

Jean-Pierre de Margerie (J.P.M) – La malnutrition chronique au Rwanda est un dossier prioritaire pour le gouvernement et les partenaires. On s’est rendu compte que le pays avait fait de progrès énormes au niveau de la grande majorité des indicateurs socio-économiques, notamment au niveau des indicateurs clés de la santé publique, avec l’exception peut-être de la malnutrition chronique. Alors, il y a eu des progrès énormes qui ont été faits, mais qui ne sont pas aussi impressionnants pour deux indicateurs clés de la santé publique, et même au niveau des indicateurs clés de la santé socio-économique du pays.

Il y a eu cette reconnaissance là de la part du Gouvernement qu’effectivement la malnutrition chronique demeure problématique. Pour nous les partenaires, dont le PAM, on état très heureux de voir de voir la priorité que le Gouvernement voulait donner à la malnutrition chorionique. On s’est tout à fait embarqué avec eux pour appuyer et essayer de réduire au niveau national le taux de malnutrition qui demeure assez élevée si on la compare à d’autres indicateurs clés. Les derniers chiffres de 2013 l’établissent à 38 %. C’est près de 4 enfants sur dix qui sont malnutris façon chronique.

ARI – Que signifie être malnutri chroniquement ?

J.P.M - Ce que signifie être malnutris chroniquement : Il y a plusieurs raisons de l’installation de la malnutrition chronique chez un individu. Principalement, il y a deux raisons : Des questions de la maladie ou la question d’accès à une nourriture suffisante en quantité et en qualité.

Quand on dit que des enfants au Rwanda sont malnutris, c’est qu’ils ont été malades en bas âge, ou dans le ventre de leurs mères. Parce qu’il y a des enfants qui naissent malnutris. Ou bien ils ont souffert d’accès à une nourriture suffisante dans les premiers jours.

On parle de la campagne des mile jours lancée depuis deux ans où l’on reconnaît de façon globale que la malnutrition chronique s’établit chez les enfants dans ses premiers mille jours depuis la  conception c.-à-d. au moment de la conception jusqu’à son 2ème anniversaire. Ce qui constitue à peu près mille jours.

Durant cette période critique, il faut qu’on s’assure que d’abord l’embryon, puis après le  bébé, ensuite l’enfant en bas âge, soit en bonne santé, ait des soins nécessaires et la nourriture dont il a besoin. Alors, durant cette fenêtre de mille jours, si l’enfant termine les mille jours alors qu’il est malnutri de façon chronique, cela devient irrévocable pour le reste de sa vie. C’est une sentence malheureuse pour la vie qu’on donne à l’enfant. C’est malheureux.

Au niveau physique l’enfant n’atteindra pas son potentiel. Au niveau mental et cognitif, l’enfant n'atteindra pas le plein potentiel. Cela se répercutera au niveau des performances à l’école d’abord, puis après au niveau des capacités pour avoir un emploi et contribuer à l’économie locale, et devenir un agent actif au niveau de la vie communautaire, sociale et économique.

On avait fait une étude avec le MINISANTE en 2013 et l’UA sur le coût de la Famine (Cost of hunger). Une étude très  détaillée, très approfondie et rigoureuse. Le coût de la malnutrition chronique est l’équivalent de 11 % du PIB au Rwanda, ou l’équivalent de 1,2 trillion  Frw (1,5 mille milliards Frw, c-à-d. près $US 500 millions comme coût de la malnutrition chronique.

A la lumière de ce rapport, le Gouvernement du Rwanda a décidé d’en faire une priorité non pas seulement au niveau de la santé, mais aussi de l'agenda du développement. C’est un des grands investissements à initier.

Il y a trois ans que le Gouvernement a créé un Secrétariat pour la Malnutrition. Les choses ont commencé à bouger. Il y a une coordination multisectorielle pour avoir des effets bénéfiques. L’on doit s’adresser à l’aspect comportemental, éducation, sécurité alimentaire, genre, protection sociale, eau et hygiène, pour que tous ces secteurs clés s’assurent qu’il y a un impact positif pour réduire la malnutrition chronique.

On est arrivé à un Secrétariat interministériel dont la structure a chargé pour aboutir au NECP (National Early Child Programme) dirigé actuellement par Dr Anita Asiimwe. C’est la clé de voûte pour s’assurer que le taux de malnutrition chronique va se réduire. (A suivre…)


 

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