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Diplomates iraniens suspectés de terrorisme international/chronologie

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Kigali: La presse internationale a évoqué à maintes occasions, depuis 1998, l’implication de diplomates iraniens dans l’organisation, l’exécution ou le soutien à des actes terroristes, de par le monde. Les faits saillants suivants ont fait l’objet d’une large médiatisation: Assadolah Assadi, employé à l'Ambassade iranienne à Vienne, est suspecté de complicité dans la préparation d'un attentat à Villepinte (région parisienne), le 30 juin 2018, contre un rassemblement des Moujahidines du peuple iranien, organisé par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI -opposition iranienne).

L’attentat a été déjoué grâce à une mobilisation des services de renseignement israéliens et leurs homologues européens, ce qui a permis aussi l'arrestation de la cellule et de Assadi.

L'Autriche avait, en réponse, décidé de retirer l'immunité diplomatique à Assadi, qui a été arrêté durant la même période en Allemagne. La justice Allemande a donné son accord pour l’extradition du diplomate iranien vers la Belgique, tandis que la France a annoncé le gel de ses avoirs et ceux appartenant à une entité du Ministère iranien du renseignement, ce que Téhéran a démenti.

Amir Moussawi, «Conseiller culturel» près l'Ambassade d’Iran à Alger est considéré comme l’homme clé de la tentative de «chiisation» dans plusieurs pays arabes et africains. A ce titre l’Ambassade d'Iran à Alger assurait la liaison entre le Hezbollah, l'Algérie et les séparatistes du «polisario». Amir Moussawi, celui-même que le Maroc a dévoilé, en mai 2018, comme le chef d'orchestre du soutien de l’Iran au «polisario», via le Hezbollah, a quitté l’Algérie, un départ précipité que les médias algériens ont aujourd'hui du mal à expliquer. 

Selon le «Centre français de recherche sur le Renseignement», au moins 13 agents iraniens couverts par l'immunité diplomatique ont été mis en cause dans une opération d'assassinat par balles à Genève, le 24 avril 1990, du professeur Kazem Radjavi, ancien Ambassadeur d'Iran auprès de l'ONU et surtout frère aîné de Massoud Radjavi, fondateur du CNRI.

Ahmad Reza Askari, ancien troisième secrétaire auprès de la représentation diplomatique iranienne en Argentine a fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, suite à une enquête sur l'attentat commis contre le Centre juif d'Amia Buenos Aires. Selon la justice argentine, le but poursuivi était de punir Buenos Aires pour avoir arrêté sa coopération avec l'Iran dans le domaine nucléaire.

«L'Orient le Jour" a rapporté dans une « chronologie » datant du 13 août 1998, des déclarations de l’opposant iranien Ibrahim Zakiri et Président du «Comité du Conseil de la résistance iranienne (CNRI) pour la lutte antiterroriste», lors d'une conférence de presse à Bagdad, selon lesquelles des «diplomates iraniens en poste au Kenya et en Tanzanie avaient été par le passé impliqués dans des actes terroristes». Il s’agit selon M. Zakiri, de l'ancien Ambassadeur iranien à Dar-es-Salaam, Ali Saghaian, qui travaillait en 1994 à l'Ambassade iranienne à Buenos Aires. Ce dernier fait partie des responsables de l'attentat contre la mutuelle juives» (AMIA) dans la capitale argentine.

Selon l'opposant iranien "l’attaché culturel" en Tanzanie, Javad Tashkira a, par le passé, occupé le même poste à Amman et a été «déclaré persona non grata par les Autorités Jordaniennes, en raison de ses activités intégristes et terroristes».

Ibrahim Zakiri a également désigné l'ancien attaché culturel iranien à Nairobi, Ahmad Darghani, affirmant que ce dernier avait auparavant dirigé le Département de l'Europe et de l'Amérique au sein de l'Organisation islamique de la culture et des communications en Iran,  concluant qu'il ne fait aucun doute que sa nomination au poste «d’attaché culturel» au Kenya, à cette période précise, était liée à un projet spécifique », selon cet article portant spécifiquement sur la Tanzanie et Kenya. Les liens sont avérés selon «The WASHINGTON Post».

Dans ce cadre, le Secrétaire d'Etat US a précisé, le 21 mai 2018, que l'Iran continue de servir de « sanctuaire» à AL Qaida et reste «réticent» à traduire en justice les terroristes d'Al-Qaida résidant à Téhéran, en Iran. (Fin)

 

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