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Le gouvernement burundais n’envisage pas de coopérer avec la CPI

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Bujumbura: Toute coopération du gouvernement burundais avec la Cour pénale internationale (CPI) ne peut être envisageable, non seulement parce que le Burundi a déjà divorcé avec cette Cour à partir du 27 octobre 2017 sans avoir été notifié de la décision des juges, mais surtout que l’authenticité de cette dernière reste douteuse, cela ressort d’une déclaration du gouvernement burundais de mercredi le 16 novembre 2017.

Selon cette déclaration émanant du secrétariat général du gouvernement citée par l’Agence Burundaise de Presse(ABP), la décision de la CPI d’autoriser l’ouverture d’une enquête sur les crimes contre l’humanité présumés entre 2015 et 2017 au Burundi n’est que le fruit d’un agenda longuement planifié mais qui, faute de base juridique, n’aura aucun effet sur le Burundi, son peuple et institutions, d’autant plus que l’authenticité de la décision est très douteuse.

La déclaration ajoute que tout montre que les juges de la CPI n’ont pris aucune décision avant la sortie effective du Burundi le 27 octobre 2017. En effet, poursuit-elle, dans sa sortie médiatique du 28 octobre au 3 novembre 2017, soit au lendemain du départ effectif du Burundi de la CPI, ni le porte-parole de la Cour, ni la procureure n’étaient au courant de la fameuse décision à entendre ses déclarations sur un évènement d’une si grande importance.

Pour le Burundi, il s’agit donc d’une tricherie sans commune mesure, le document publié à travers les medias étant antidaté sous la pression et sur injonction des financiers de la Cour notamment certains pays de l’Union européenne particulièrement la Belgique.

La déclaration ajoute que, avec un acharnement aussi injuste contre un Etat souverain et ses institutions légitimes, il y a longtemps que le Burundi se serait retiré de la CPI n’eut été sa patience légendaire mais qui ne signifie pas résignation qui caractérise le peuple burundais.

Dans cette déclaration, le gouvernement burundais remercie tous les pays amis qui ont montré leur solidarité avec le peuple burundais, particulièrement les chefs d’Etats et de gouvernements des pays africains notamment ceux de l’Afrique de l’Est pour leur rôle pour que le Burundi garde sa souveraineté et sa dignité parmi les nations, à l’exception du Rwanda qui s’est désolidarisé. Elle poursuit en disant que la récente prise de position des présidents Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda et John Magufuli de la Tanzanie contre la décision de la CPI sont les exemples éloquents de cette solidarité.

A travers la déclaration, le gouvernement burundais lance un appel au secrétaire général des Nations unies de veiller à mettre un terme à la politisation de certains des principaux organes de son Système particulièrement le Haut-commissariat aux Droits de l’Homme et la CPI qui sont devenus de véritables instruments de déstabilisation des Etats.

Le gouvernement burundais indique à l’Union européenne qu’il reste ouvert à toute coopération dans le strict respect de sa souveraineté et celle de son peuple. Il lui demande de revoir toutes les mesures injustement prises à l’endroit du Burundi sur mauvaises informations ou sur base des rapports mensongères qu’elle a même financés. Il invite la Belgique à arrêter son influence négative contre le Burundi auprès de l’Union européenne s’il n’est pas à mesure de jouer son rôle de l’avocat de son ancienne colonie.

Le gouvernement demande au peuple burundais de rester serein, de s’atteler aux travaux de développement et de se préparer aux élections de 2020. Et pour sa part, le gouvernement le rassure qu’il ne le trahira jamais et ne cèdera aucun millimètre de sa souveraineté et son indépendance. (Fin)



 

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